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Jean-Pierre Chevenement : on doit rompre le carcan des criteres de Maastricht

Jean-Pierre Chevenement : on doit rompre le carcan des criteres de Maastricht

Les Echos » publient la deuxieme interview quotidienne d’un leader politique, au cadre une campagne pour les elections legislatives. De nos jours, Jean-Pierre Chevenement, president du Mouvement des citoyens.

Vous avez dit recemment : si la gauche arrive au i?tre capable de pour faire la meme politique que la droite, votre n’est pas la peine. Qu’est-ce, Afin de vous, une vraie politique de gauche ?

Pour penser que la gauche arrive au pouvoir afin d’effectuer la aussi politique que la droite, ce n’est pas la peine, je n’etais nullement tout a fait seul

Mes electeurs ayant abandonne la gauche en 1993 n’etaient-ils pas de votre avis ? Et la victoire en gauche aujourd’hui ne depend-elle pas pour beaucoup de sa capacite a des convaincre, qu’en 1997, ils ne risquent gui?re la aussi deception ?

Le premier devoir en gauche est de servir l’egalite. Cet imperatif de justice sociale n’est nullement celui du nivellement, mais celui d’une solidarite. Notre societe francaise est devenue plus inegalitaire qu’elle ne le fut jamais. Notre part des salaires dans le PIB qui etait de 73,9 % en moyenne au cours une periode 1971-1980 n’etait plus que de 68,8 % en 1992. C’est une regression considerable. Elle resulte a Notre fois du chomage ainsi que la progression plus pratique des revenus du capital. Soit evoque en passant, elle est une cause importante des desequilibres des comptes sociaux, finances Afin de leur plus grande part avec des cotisations assises sur les salaires.

S’il etait utile de permettre aux entreprises de reconstituer leur marge apres le deuxieme choc petrolier, il ne l’etait aucun prendre et de maintenir une politique de surevaluation monetaire et d’argent cher qui possi?de etouffe l’investissement et etrangle les PMI et les entreprises artisanales (qui sont les plus porteuses d’emplois, mais n’ont pas d’acces direct aux marches financiers), non sans alourdir la dette publique d’un poids tel que celui-ci empeche l’Etat de faire son metier, qui reste d’assurer le fonctionnement des prestations publics et d’investir dans l’avenir.